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Elza Soares
Brésil(s) à l'Opéra
Chapeau : Reine incontestée de la samba depuis le début des années 60...
Source : Paris Quartier d'été (
http://www.quartierdete.com)
Rubrique : Biographie
Elza SOARES chanteur
Texte : ... cette légende vivante de la MPB qu'est Elza Soares reste à ce jour l'une des artistes les plus acclamées du pays. Du haut de ses presque 50 ans de carrière, quel grand compositeur brésilien n'a-t-elle pas interprété ? Pourtant, en dépit de quelques passages sur les scènes parisiennes, cette Tina Turner carioca reste peu connue du public français, quand la diaspora brésilienne se rue à la moindre des apparitions dans l'hexagone de cette bête de scène à l'énergie ahurissante. Née en 1937 dans une favela de Rio, fille d'une lavandière, Elza Soares se marie à l'âge de 12 ans et à 13, elle donne le monde à son premier enfant. Repérée et lancée par le célébrissime compositeur de samba Ary Barroso, elle remporte son premier succès public d'envergure avec son album Se Acaso Você Chegasse, pour lequel elle introduit ce scat « à la Louis Armstrong », devenu partie intégrante de son style électrique. Et si Elza « jazzifie » la samba, c'est d'une manière bien différente de la bossa nova.
Sa voix rauque et sa furieuse technique vocale contribuent à lui assurer un succès durable. Enregistrant son second album, Bossa Negra, elle se rend ensuite au Chili en 1962, en qualité d'ambassadrice artistique du Brésil à l'occasion de la Coupe du Monde de football. Là, elle rencontre le joueur brésilien de légende Mané Garrincha - l'un des plus géniaux qu'ait connu le pays au cours de son histoire d'amour avec ce sport - qu'elle épouse ensuite. Les années 60 font d'elle une star montante de l'industrie discographique adorée du public, comme en témoignent ses albums historiques récemment réédités au Brésil : Sambou, Sambou, Mulata Assanhada, Devagar com a Louça... En 1970, séjournant en Italie, elle enregistre une véritable perle, le Que Maravilha composé pour elle par Jorge Ben, ainsi que Máscara Negra, sur la musique de Zé Kéti. Ses interprétations de Maria-vai-com-as-outras, sur des musiques de Vinicius de Moraes et de Toquinho viennent encore consolider sa cote de popularité.
Avec ce style irrésistible et volontiers outrancier qui n'est qu'à elle, elle conquiert les scènes du Brésil et du monde, séjournant à diverses reprises aux Etats-Unis et en Europe. Au cours des années 70, elle remporte d'immenses succès avec Salve a Mocidade puis Malandro (qui lui permet de lancer Jorge Aragão). Pourtant, sa carrière connaît un net déclin vers la fin de la décennie ainsi qu'au cours des années 80, jusqu'à ce que Caetano Veloso la convie à enregistrer Língua, en duo avec lui. Mais ce n'est qu'au milieu des années 90 qu'elle opère un come back foudroyant, qui lui vaut d'enchaîner depuis de véritables triomphes, ralliant à elle un public de plus en plus jeune.
En 1997 parait sa biographie, Cantando para Não Enlouquecer («chanter pour ne pas devenir folle »). Elle y évoque la mort tragique de deux de ses enfants, et la manière dont la musique n'a cessé d'être pour elle le seul moyen de surmonter les épreuves terribles infligées par l'existence. Honorée en 2000 par la BBC de Londres, elle reçoit le titre prestigieux de « Meilleure chanteuse du millénaire », et c'est dans cette ville qu'elle se produit aux côtés de Gal Costa, Chico Buarque, Gilberto Gil, Caetano Veloso et Virgínia Rodrigues. Aujourd'hui, Elza reste la plus éclatante des étoiles qui brillent au firmament de la samba vocale. Ses récents albums font un véritable tabac auprès d'un public aussi nombreux que jeune. Son enthousiasme communicatif, le crépitement déchaîné de sa voix et la puissance de son charisme justifiaient que ce soit avec le feu d'artifice de sa présence que se termine le concert sur scène de ces Brésil(s) à l'Opéra.
Visuels disponibles
3 visuels. Droits : Greg Vanderlam.
Distribution
Produit par José Gonzaga Araújo.
Dirigé et arrangé par Francisco Chagas.
Concert proposé par Elza Soares, José Gonzaga, Rodrigo Faour.
Musiciens invités :
Francisco Chagas : accordéon et clavier
Eduardo Constant : batterie
Repolho - percussions
Edson Menezes : basse
Vitor Motta : cor
Nando Duarte : guitare
Sites internet
www.bresilbresils.orgwww.operadeparis.orgMentions
« Brésil, Brésils », l'Année du Brésil en France (mars-décembre 2005) est organisée :
Au Brésil : par le Commissariat général brésilien, le Ministère de la Culture et le Ministère des Relations Extérieures.
En France : par le Commissariat général français, le Ministère des Affaires étrangères, le Ministère de la culture et de la communication et l'Association française d'action artistique.
Avec le soutien du comité des mécènes français : Accor, Arcelor, Areva, CNP Assurances et Suez.
En partenariat avec l'Opéra national de Paris, direction Gérard Mortier.
Conseiller musical, Christophe Wavelet.
Inséré le : 21/06/2005 00:00