Si la page ne s'affiche pas, cliquez ici !!!
Le Parisien - 20 juillet
Chapeau : Article d'Agnès Dalbard
Source : Paris Quartier d'été (
http://www.quartierdete.com)
Genre : Revue de presse (Mots-clés : )
Texte : Théâtre de rue à Montmartre
ROYAL DE LUXE ETONNE LES PARISIENS
D'emblée, un conseil pour mieux suivre le nouveau spectacle de Royal de Luxe, "Soldes ! deux spectacles pour le prix d'un", que la troupe nantaise donne tous les soirs à Paris. Dans ce jardin qui descend du Sacré-Coeur, mieux vaut s'asseoir dans l'herbe face à la scène, dans le deuxième tronçon, pour avoir une vue plongeante sur la scène et ses coulisses. Car le show est autant sur le plateau, où alternent du Molière farfelu et du Shakespeare bidon, que dans les caravanes qui servent de loges.
Panique, stress et cris en guise de prologue. Un camion de décor est soi-disant bloqué sur l'autoroute. Avec de grosses cartes à jouer, on monte un château. Hamlet fait son entrée. Le château s'écroule. Séquence suivante : un malade pas si imaginaire que ça et une Toinette qui s'égosille tant qu'on retourne à Shakespeare... Le public - environ un milier de spectateurs hier - s'avoue déconcerté mais séduit. "C'est complètement déconstruit, on est largués, mais c'est bien, commente Eric, 27 ans. Le vrai problème, c'est de bien voir pour ne rien manquer de leurs canulars."
On tire la tombola
Faute de roi, un figurant fait l'affaire. La reine est ivre. On fait une pause en chansons, on tire la tombola, le gagnant est assis en haut dans l'herbe et on l'applaudit. "Franchement, c'est bien, avoue Walid, 20 ans, il y a beaucoup d'action." "Tout est décalé et loufoque, avec des références en classique, pas de vraie mise en scène, ajoute Alain, mais c'est dans l'air du temps, ça montre bien le problème des intermittents. On peut monter un spectacle de bric et de broc avec n'importe quoi, mais quand y a la niaque, ça marche." Quand à Hélène, 55 ans, elle est un peu déçue : 'C'est trop. Trop confus, trop de texte, trop généreux."
Sur la scène tounante, on retrouve les deux amoureux du "Malade imaginaire", Cléonte et Angélique, centenaires, assis sur un banc et soutenus par une chanson de Brassens. Vous avez suivi ? "C'est délirant et très drôle, répond Laureen, 32 ans. Dommage qu'on entende pas très bien, on entrerait mieux dans leur délire." Aucune importance, le spectacle est surtout visuel.
Inséré le : 26/07/2004 00:00