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Royal de Luxe
Chapeau : "Le Tréteau des ménestrels : Soldes ! deux spectacles pour le prix d'un" - du 19 au 24 juillet - Square Louise Michel
Source : Paris Quartier d'été (
http://www.quartierdete.com)
Genre : Portrait (Mots-clés : )
Jean-Luc COURCOULT Directeur Artistique
Texte : Une compagnie de théâtre trop célèbre décide de retomber dans l'anonymat.
« Ces contes venus de si loin, ces machines mirobolantes, ces géants plus émouvants que nature... Ah Royal de Luxe, c'est formidable ! »
Pour renouer une relation avec les spectateurs qui ne soit pas faussée d'avance, Jean-Luc Courcoult et sa compagnie ont voulu quitter le carrosse et retrouver
le champ de citrouilles. Et quand il s'est agi de se défausser de son aura,
la compagnie n'y est pas allée de main morte : elle a changé de nom, balancé un temps entre Les jongleurs de l'Arc-en-ciel et Les tréteaux de Binoudé-sur-Orge pour finalement opter pour Le Tréteau des Ménestrels ; Jean-Luc Courcoult et devenu Jean-Paul Brancoul, perruqué et bonimenteur en diable ; et le spectacle s'est joué pendant quinze jours dans de petits villages du Cantal.
Trop drôle pour être honnête ? En tout cas, le pari s'est avéré gagnant. Le public cantalien a adopté le Tréteau, avec ses jeux forains, ses maladresses feintes,
son rythme indéfectible. Car Soldes ! Deux spectacles pour le prix d'un a beau convoquer l'imaginaire des compagnons de Molière, chemises bouffantes et robes pigeonnantes comprises, les grosses ficelles et les accessoires de pacotille,
il réinvente pourtant la magie du Royal, apparemment en creux, avec subtilité
dira-t-on : château de cartes qui s'effondre, solex à base de réparations de fortune, chanson africaine et Brassens, neige ou tempête qui turbine aux feuilles,
à l'eau et à la farine, qu'on traverse ébaubi, chaussé de lunettes de soudeur...
Jean-Luc Courcoult, ce croc en jambe au piège de célébrité a-t-il eu les effets escomptés sur Royal et sur vos désirs de création ?
La réponse est oui !
Jean-Luc Courcoult fonde la compagnie Royal de Luxe en 1979. Elle s'installe à Saint-Jean du Gard le temps de créer ses quatre premiers spectacles, puis à Toulouse où elle s'aguerrit à différentes formes de théâtre de rue. Avant de poser ses pénates à Nantes, Royal de Luxe tourne sur les places publiques du monde entier avec le spectacle Roman photo tournage. C'est à Nantes qu'elle crée La véritable Histoire de France (1989) qui participera à une tournée en Amérique du Sud avec les compagnies de Decouflé, Mano Negra et Philippe Genty dans le Cargo 92. Il y aura ensuite Les Embouteillages, en 1993, puis Le Géant tombé du ciel où " pour la première fois, raconter une histoire à une ville entière devient réalité ". C'est au retour d'un séjour au Cameroun que la troupe crée Retour d'Afrique : le géant revient avec un enfant noir. Le spectacle est une parade où les deux géants sont accompagnés de quatre grandes machines à musique animées par 55 musiciens du Burkina Fasso. Ensuite, Royal alterne spectaculaire et formes plus légères, Petits contes nègres titre provisoire, Les chasseurs de girafes (la girafe fait 12 mètres de haut !), puis au retour de Chine, Petits contes chinois revus et corrigés par les nègres.
Livres : Royal de Luxe, 1993-2001, Actes Sud et Le grand répertoire, machines de spectacle, Actes Sud.
Inséré le : 19/07/2004 00:00