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Passions à table

"Table de négociations"

Chapeau : Thème : LES FRICHES, LES NOUVEAUX TERRITOIRES DE L'ART ?
/ Gratuit

Source : Paris Quartier d'été (http://www.quartierdete.com)

Rubrique : Hors-Piste

du 03/08/2004 00:00 au 03/08/2004 00:00
Salle : Jardin des Tuileries (1er)
Carré des Sangliers
Entrée Place de la Concorde
1er arr
M° Concorde
Paris 75001 France (Ile-de-France)

en fin d'après-midi


Texte : LES FRICHES, LES NOUVEAUX TERRITOIRES DE L'ART ?

PARTICIPANTS :
YOLLANDE PADILLA
CHRISTOPHE MARQUIS
REMI BOVIS
ROGER DESPRES

Que s'est-il donc passé dans les institutions du réseau de l'action culturelle national pour que des artistes ou certains « opérateurs » culturels audacieux proposent une nouvelle façon d'envisager la recherche et la création artistique ? Les cahiers des charges des lieux largement financés par les pouvoirs publics sont-ils à ce point passés à côté des désirs fondamentaux des artistes pour que les lieux alternatifs peu ou pas subventionnés fassent craindre qu'un second réseau n'émerge ? A un moment appréhendé comme une « mode », ce moyen de rassembler des énergies pour produire des œuvres d'art a ensuite été sérieusement envisagé comme une autre voie face à la crise latente du secteur culturel. Le Ministre de la Culture a même commandé un rapport pour étudier de près la question... un de ces rapports qui ne sortent plus du tiroir une fois terminé ? En a-t-on fini pour autant avec cette question ? Finalement, les friches et autres lieux émergents ne représentent-ils pas l'avenir pour une création contemporaine qualifiée par les plus pessimistes de médiocre ?
Autour de cette table, pour nous en parler, Yollande Padilla qui a participé à cette mission « Pratiques artistiques en mouvement. Nouveaux lieux culturels», Christophe Marquis qui dirige L'Échangeur, lieu de création en Picardie et qui agit au sein de Autre(s)pARTs, un groupe qui rassemble des personnes dirigeant ou créant dans des lieux « alternatifs », Rémy Bovis conseiller de Christophe Girard à la Mairie de Paris pour les Friches et autres lieux émergents (VERIFIER SON TITRE) et Roger Després qui dirige La Ferme du Bonheur, autre lieu de création et de diffusion à Nanterre.

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CHRISTOPHE MARQUIS
Professionnel au parcours JE SAIS PLUS CE QU'ON A TROUVÉ TOUT À L'HEURE, Christophe Marquis a été tour à tour directeur technique, au sein des Compagnies Contre-Jour/Odile Duboc, 1988 - 89, Astrakan/Daniel Larrieu/1987 - 89, pour le Festival d'Été de Seine Maritime/Rouen/1981- 86, régisseur lumières, son, décors/Théâtre des 2 Rives/Rouen. 1977 - 80 ; il crée les lumières des spectacles de Roc in Lichen entre1988 et1989 et est chargé des productions du Groupe ALIS depuis1989.
Depuis 1996, il est chargé des projets de L'Échangeur, centre de création et de production à Fère-en-Tardenois. En 2001, il soutient un mémoire sur Friches / fabriques : Quel espace de liberté artistique, pour le devenir des territoires ? pour la validation de son DESS d'administration locale, développement local et culturel à l'université de Reims, Faculté de droit et de science politique.

YOLLANDE PADILLA
en cours

REMY BOVIS
en cours

ROGERS DESRES
en cours

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Depuis le mois de juin, plusieurs festivals se sont organisés pour proposer une formule de discussion itinérante sur les sujets d'avenir de notre profession : “Passions à table“

Imaginée par Jean-Marie Songy, directeur de Furies à Châlons-en-Champagne et du festival d'Aurillac , “ Passions à table “ est une table scénographiée qui voyage de festival en festival et ou, après une année de crise sociale et éthique du secteur du spectacle vivant, il semble que les solutions de sortie passent encore et toujours par l'échange entre les différents partenaires de ce milieu : artistes, bien sûr, mais aussi élus, représentants de l'Etat, des collectivités locales et territoriales, de la profession...

Ainsi, Paris quartier d'été accueillera cette “ table des négociations “ dans le jardin des Tuileries, du 2 au 6 août prochain.
Nous avons sollicité Emmanuel Serafini pour orchestrer ce travail de « libres expressions » autour des thèmes suivants :

TEMOINS - ACTEURS DE LA CRISE > le 2 août

LES FRICHES, LES NOUVEAUX TERRITOIRES DE L'ART ? > le 3 août

EUROPE – CULTURE, QUEL PROJET ? > le 4 août

LE SPECTACLE VIVANT A LA TELEVISION ET DANS LES MEDIAS > le 5 août

LES ENJEUX CULTURELS DU MOMENT > le 6 août


Parmi les invités pressentis de ces débats à Paris quartier d'été : Laure Bonicel, Renaud-Marie Leblanc, Pascal Contet, Remy Bovis, Michel Strulovici, Gildas Leroux, Yolande Padillat, Roger Tropéano...

Après Paris quartier d'été, la table repartira vers le festival d'Aurillac du 18 au 21 août.

La série Passions à table à Paris Quartier d'Été a été organisée et préparée par Emmanuel Serafini assisté d'Hélène Billy.
Textes et présentation : Emmanuel Serafini
Documentation et bibliographie : Hélène Billy

"Dans certains coins du monde, on se réunit autour de « l'arbre à palabre », ailleurs autour du « calumet de la paix ». En Occident, pour régler les affaires publiques, c'est autour d'une table qu'on négocie, parfois jusque tard dans la nuit. Quel coup de théâtre, si on la quitte ! C'est souvent là que se joue une partie de notre avenir collectif. Notre imaginaire lui associe des images impressionnantes, autant de moments historiques, gravés dans notre mémoire. Il suffit de revoir rapidement les photos des « accords de Grenelle » de « Matignon » ou du « traité de Versailles » pour comprendre la portée symbolique qui lui est accordé.

Comme le disait fort bien Jean-Marie Songy « l'instigateur » de « Passions à table » : il FALLAIT un objet pour concentrer ce besoin de dialogues et de rencontres qui a surgi au lendemain de l'annulation des manifestations culturelles de l'été 2003, mais aussi d'une partie de la saison 2003 – 2004. Il fallait effectivement à la fois une métaphore et une matérialisation de la table de négociations pour renouer le dialogue dans et en dehors de la profession. Il fallait inventer un moyen d'opérer, grâce à cet objet, une sorte de transfert permettant de continuer à se rassembler et à échanger, avec comme principal objectif : toujours et encore d'expliquer que NON les artistes ne sont pas des feignants, que NON, il ne veulent pas être assistés, mais que OUI il y a des abus dans le système d'indemnisation chômage et que OUI, comme d'autres secteurs, les professionnels ont gagné une protection sociale qu'ils veulent garder. Mieux même, pour la première fois depuis longtemps dans un conflit social, les premiers concernés ont proposé une autre solution plus juste qui mutualise davantage les fonds de la solidarité interprofessionnelle pour venir en aide aux plus fragiles ou aux plus démunis. Ce qui est un comble puisque les professionnels qui en bénéficient proposent que ce dispositif, instrument d'ultra flexibilité et de précarisation, soit utilisé pour agir socialement au coeur d'une profession où l'emploi est par nature instable...

En 2003, Paris Quartier d'Été n'a pas échappé aux annulations. La périodicité de cet événement n'a pas permis aux principaux protagonistes de ce festival de prendre la parole. Après une année de crise sociale et éthique dans le secteur du spectacle vivant, il semble que des solutions émergent. La nécessité d'un dialogue confirme qu'il faut s'asseoir pour partager les points de vue et éviter les postures rigides et dogmatiques. Paris Quartier d'Été souhaite participer à cette recherche de solutions. C'est donc dans un climat que nous espérons plus pacifique que celui de l'été 2003, que Paris Quartier d'Été se propose de faire le point avec Passions à Table et de rassembler pendant une heure le public et des personnalités passionnées d'art et de culture (artistes, élus, représentants des ministères, de la profession, de syndicats, des coordinations d'intermittents...) pour aborder certains sujets qui ont agité notre société. Pendant une heure chaque jour, du 02 au 06 août de 19h00 à 20h00 nous dialoguerons notamment sur le devenir de l'intermittence, ou celui des lieux alternatifs de recherche et de création, mais aussi sur la place du spectacle vivant dans les médias ou le projet culturel européen et sur bien d'autres enjeux culturels du moment.

L'originalité de ce projet réside aussi dans son itinérance. Après Paris, la table qui nous réunira, sera installée dans un autre festival de l'été. Ce « tréteau ambulant » des négociations, arrivé encore bruissant des débats d'autres festivals en France, repartira lesté de nos échanges, les tiroirs remplis de documents, marquant ainsi l'originalité de ce projet."

Emmanuel Serafini




Inséré le : 01/07/2004 00:00