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Paris Quartier d’été mode d’emploi
[gros plan]
Source : Paris Quartier d'été (
http://www.quartierdete.com)
imagetype2006.jpg (crédits : DR / )
du 10/07/2006 00:00 au 15/08/2006 00:00
Paris 75007 France (Ile-de-France)
Texte : Le Mondial, c’est fini.
Encore quelques remous, quelques soubresauts, et déjà la vie de tous les jours revient avec ses bas et ses hauts, celle qui frissonne au quotidien, qui parfois soupire de plaisir, s’exalte des indignations, des curiosités, des surprises intimes et partagées.
En toile de fond sur toute la durée du festival, le grand Palais et sa nef impressionnante vous accueillent chaque jour jusqu’à la nuit. Petit Poucet sous la voûte d’acier et de verre ou champion du spectacle de rue affrontant le mammouth de l’industrie lourde, vous vous laisserez happer par ce chantier qui appelle à fouiner ou à picorer sous le soleil ou les étoiles.
C’est le moment de (re)découvrir la baignoire roulante, la tartapulte – comme son nom l’indique – ou la catapulte à piano qui ne blesse personne, la machine à marcher comme des Égyptiens, celles à faire tourner les robes ou à tartiner du Nutella. Et arrêter de rêver, même en chanson, « Si j’avais les ailes d’un ange »... Il suffit de se les fabriquer.
Quant aux autres événements de la semaine, attention, ils ne durent que quelques soirs, reportez-vous au programme...
À l’autre bout de Paris, dans une autre bâtisse chargée d’histoire, l’ancien Palais des Colonies qui amorce ainsi sa transformation physique et symbolique en Cité nationale de l’histoire de l’immigration, Paris quartier d’été propose le texte coup de poing d’une figure fondatrice de l’anti-racisme et de l’anticolonialisme.
L’homme et la machine se donnent un autre rendez-vous, cette fois sous le signe de la danse : d’esplanades en jardins, la voix d’une prima donna assoluta accompagne un duo lyrique entre une pelleteuse et un danseur.
Bien à l’abri de la catapulte à piano du grand Palais et pour le plus grand plaisir des mélomanes avoués ou amateurs de passage, la magie d’un virtuose des touches et des marteaux promène en rez-de-jardin la mémoire vivante d’une musique classique ou romantique.
Les temps changent sur grand écran en bas de chez vous, avec une constante – faut s’y faire : l’avenir est aux jeunes et à ceux qui savent l’être, tous âges confondus.
L’opéra – comique – se propose de révéler ses dessous et ses à-côtés aux spectateurs placés dans la fosse d’orchestre ou sur scène dans le rôle du ch½ur. Et pour ceux qui croiraient avoir déjà vu la chose, non, non, non, vous avez vu l’ancêtre de l’aventure, qui comme tout organisme vivant continue d’évoluer.
Enfin, histoire de se mettre en jambe, pourquoi pas un petit hors-piste en danse, musique ou gourmandise ?
À suivre.
Date de publication : 13/07/2006
Inséré le : 13/07/2006 15:27