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Paris Quartier d'été mode d'emploi
[Plans italiens]


Source : Paris Quartier d'été (http://www.quartierdete.com)

imagetype2006.jpg (crédits : DR / )

du 29/06/2006 00:00 au 15/08/2006 00:00
Paris 75007 France (Ile-de-France)



Texte : Chaque année, Paris Quartier d’été fait voyager en dessinant un état du monde : juxtaposition d’instantanés artistiques vus au filtre de la création. Par le gros bout de la lorgnette, si vous préférez.
2006 ne fait pas exception. On pourra ainsi constater qu’ailleurs aussi il y a des raisons de s’énerver. Que fait-on dans ce cas ? Souvent, comme ici, on part chercher à l’écoute des artistes une détente propice à la pensée ou des incitations à l’action.

Pur produit de Franco-France, le Grand Répertoire chamboule tant de mécanismes intégrés qu’il offre un voyage revigorant au pays de la fantaisie. Une tribu d’inventeurs s’expose dans les grandes largeurs sous la nef immense du Grand Palais, autant dire sous le ciel de Paris. Et si on ne voit pas tout du premier coup, tant mieux, on peut y aller aussi souvent que nécessaire à la reconstitution d’une bonne humeur qui devra durer jusqu’à l’été prochain. « Ailes d’ange », « frigo-tempête » ou « machine à tarabuster les cailloux à caractère nourricier » ne sont que quelques exemples correspondant à l’état d’esprit du jour. Pas de risque d’avoir l’impression de se répéter en revenant encore et encore. Le ciel changeant selon l’heure du jour devrait aussi contribuer à une vision différente à chaque retour. Quant à la visite nocturne ou entre chien et loup, parions qu’elle achèvera de conquérir les accros en leur faisant découvrir d’autres détails.

Plus tard, au Carré des sangliers, musique et danse ouvriront le bal : avant un récital chorégraphié de Katerine avec Mathilde Monnier – où des airs connus par les médias familiariseraient finalement avec l’étrangeté d’une vision personnelle du monde et de la scène –, deux autres voyages proposent eux une immersion dans d’autres ailleurs. S’y révèle dans son étrangeté salutaire ce qu’on croyait connaître – par les clichés et les médias.

Le Festival des mensonges de Faustin Linyekula et les Na Palapalai incarnent chacun un type de résistance humaine par l’expression artistique personnelle et/ou la néo-tradition.

Retour aux sources et aux racines, alliance de langages mécanique et corporel, plongée dans les coulisses, les grands bains et les imaginations individuelles, suspensions dans les rêves surgis des antipodes, du passé, du football ou du cirque, comme toujours Paris quartier d’été célèbre le monde et l’été dans tous les quartiers.

Date de publication : 29/06/2006


Inséré le : 29/06/2006 10:41