Programme
Musique - Musique dans les parcs et jardins - Klezmer progressif - France
Yom
En partenariat avec la Dynamo de Banlieues Bleues
On peut être un virtuose de la clarinette klezmer et avoir envie d'être autre chose qu'un virtuose de la clarinette klezmer. Intégrant dans son jeu des influences qui vont de la Turquie à l'Oural, Yom aime aussi le jazz, l'électro-pop, le brassage, les rencontres et les routes pas droites.
Aujourd'hui, avec une nouvelle formation, le "New King of klezmer" réalise un vieux rêve : devenir un groupe de rock. Le résultat de longues années de maturation...
Flash. "Mes parents étaient du genre à avoir 3 000 disques à la maison. J'ai grandi en écoutant toutes sortes de choses, de Cab Calloway au free jazz, de la musique classique au klezmer. Ça éduque une oreille." À 5 ans, il flashe sur la clarinette en écoutant Pierre et le Loup. Suivent huit ans de gammes et d'études au conservatoire, qui font de lui un "vrai technicien de l'instrument". Mais il finit par s'ennuyer, par s'essouffler - pas l'idéal quand on joue de la clarinette...
Schnorrers. À 16 ans lui arrive une proposition salvatrice : L'Orient Express Moving Schnorrers (devenu plus tard Klezmer Nova) cherche un clarinettiste en urgence pour une série de concerts. "Pendant trois semaines, j'ai travaillé le style et les ornements comme un malade pour faire à peu près illusion. Mais en fait, c'est venu très vite. Je connaissais très bien cette musique."
Gangster klezmer. Sorti en 2008, le premier disque de Yom, hommage au clarinettiste Naftule Brandwein, s'intitule, carrément, The New King of klezmer. "Pas par forfanterie, mais parce que Brandwein était un fou, un mégalomane et un punk avant l'heure. Il s'était autoproclamé 'King of Jewish music', et j'ai voulu aller encore plus loin. Un peu comme dans la blague : "Un tailleur accroche une pancarte devant son magasin 'Meilleur tailleur de la ville'. La semaine suivante, un autre loue le magasin d'à côté, et il se proclame 'Meilleur tailleur du pays'. La semaine d'après, un autre tailleur s'installe. Sa pancarte : 'Meilleur tailleur de la rue'." Je voulais aussi rappeler que le klezmer, ce n'est pas juste une musique sympathique qui se joue dans les cafés pour les branchés parisiens. D'ailleurs, en Europe de l'Est, les musiciens klezmer étaient des grosses racailles, c'était une vie très dure, sur la route avec le couteau dans la poche."
Métissages. Refusant de transformer le klezmer en ghetto, Yom prend la tangente avec un deuxième album constitué de duos, dont le titre, Unué, signifie "Au commencement"... en espéranto. À ses côtés, un joueur de guimbarde chinois, un percussionniste iranien, un joueur de cymbalum moldave... "J'ai toujours eu des contacts avec le jazz contemporain, l'électro rock, le trip-hop. Parler de 'purisme klezmer', c'est un oxymore. Le klezmer allait de la Turquie jusqu'à la Lituanie en passant par l'Allemagne et, quand on est clarinettiste, les musiques serbe, macédonienne, turque et grecque sont indispensables à connaître. Cette musique a failli mourir, raison de plus pour la rendre vivante. Après, comme on dit : 'Deux juifs, trois avis'."
Quartette. "Je crois arriver à la confluence de mes influences. Je les accepte toutes de façon plus tranquille, tout ce que je travaille depuis des années est en train de se réunir." À nouvelles évolutions, nouvelle formation. Yom laisse désormais la priorité à ses propres compositions et décide de travailler en quartette. "J'avais un vieux fantasme : faire un groupe de rock où le chanteur serait une clarinette à tendance klezmer." Du rock ? "Oui, mais dans un univers qui reste harmonique. J'aime des groupes comme Radiohead ou même les Pink Floyd... Même si quand j'avais 15 ans, j'allais dans des free parties à la campagne écouter du hardcore à 180 bpm avec ma veste à capuche et ma tête dans les enceintes ! De toute façon, je ne peux pas devenir un cliché du rock, puisque je suis un clarinettiste d'Europe de l'Est !"
| ENGLISH | Gratuit | Pics |
Pour la représentation à la Dynamo de Banlieues Bleues : réservation conseillée au 01 49 22 10 14 ou par email rp@banlieuesbleues.org
- Le mercredi 21 juillet 2010 à 20h15:
Pantin - La Dynamo de Banlieues Bleues (93) - Le jeudi 22 juillet 2010 à 18h:
Jardin du Luxembourg (6e) - Le vendredi 23 juillet 2010 à 19h:
Parc de Belleville (20e) - Le samedi 24 juillet 2010 à 19h:
Jardin Emile Gallé (11e) - Le dimanche 25 juillet 2010 à 18h:
Parc de la Butte du Chapeau Rouge (19e) - Durée: 1h 15
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Distribution
Autour de Yom :
Sylvain Daniel : "Un virtuose de la basse jouée avec effets. Il a une formation de corniste classique, et joue aussi bien dans l'Orchestre national du Jazz, qu'avec Julien Lourau ou Olivia Ruiz."
Sébastien Lété : "Un batteur extrêmement complet, entendu récemment avec Melissa Laveaux. La personne idéale pour partir dans des rythmes balkaniques, mais aussi pour suivre dans des montées rock, du côté de Sonic Youth."
Manuel Peskine : "Un pianiste à l'oreille parfaite et à la connaissance harmonique illimitée. Je sais qu'il va immédiatement proposer des choses que j'aurais écrites moi-même... si je l'avais pu !"


![[VISUEL]](http://www.quartierdete.com/wp-content/uploads/2010/08/marius029.jpg)





© Arnaud Weil


