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Programme

Théâtre - Grand Boulevard - France

La Dame de chez Maxim - Georges Feydeau

mise en scène de Jean-François Sivadier

Une manifestation proposée par le Théâtre National de Bretagne et la Compagnie Italienne avec Orchestre, en partenariat avec Paris quartier d’été et le Monfort. Avec le soutien exceptionnel de la Ville de Paris.

Répétition générale gratuite le 14 juillet !
(voir comment faire en cliquant ici)

Il serait bien difficile de raconter La Dame de chez Maxim, avec son arsenal de quiproquos et de courses folles, de mascarades et de malentendus. On pourrait cependant résumer la pièce en une phrase : “Quand on est fou, il y a toujours une raison.”
En introduisant la remuante Môme Crevette dans la bonne société, Georges Feydeau déchaîne un carrousel de confusions qui va s'emballer jusqu'au chaos. Mais, derrière l'écran de la franche comédie, il s'attaque aussi, avec un mordant redoutable, à une bourgeoisie qui ne se fie qu'aux apparences, démontrant qu'il n'y a pas plus de réalité dans le mariage et dans les bonnes manières que dans les apparitions de fantômes et de séraphins... Et si tout n'était qu'illusion ? Célébrée lors de son passage à l'Odéon, l'année dernière, La Dame de chez Maxim de Jean-François Sivadier se donne à revoir, précipitant quatorze acteurs dans les engrenages de Georges Feydeau avec une folle allure.

"Et allez donc… C’est pas mon père !”…

Il suffit d’un bref coup d’oeil à la biographie de Georges Feydeau pour apercevoir que cette petite phrase, érigée en gag récurrent de La Dame de chez Maxim, est rien moins qu’innocente. Officiellement reconnu par l’écrivain Ernest Feydeau, Georges naît précédé d’une rumeur tenace, dont le Tout-Paris se goberge : il serait l’enfant naturel du duc de Morny, qui fut l’amant notoire de sa mère, la belle Lodzia Zelewska. Ou mieux encore, et plus croustillant : son véritable père pourrait bien être l’illustre frère utérin du duc, l’empereur Napoléon III en personne, autre liaison connue de la volage Lodzia… De sa naissance à sa mort et à longueur de page, Georges Feydeau n’en finira pas avec le secret familial, qui traverse son œuvre comme une montée de fièvre. De Tailleur pour dames à La Puce à l’oreille en passant par Monsieur chasse, la mécanique est toujours la même : un univers policé se détraque, et de mensonges en justifications, tout vacille. On se court après sans jamais s’attraper, on fantasme sans jamais se pincer, on s’angoisse, on s’affole, on spécule et on conjecture…

Réglées au millimètre comme des plans de bataille, les pièces de Feydeau semblent le fait d'une double personnalité : un obsessionnel qui chercherait, par une pléthore de précisions, à maîtriser un grand délirant. Une camisole de farce, en somme. Pour camoufler leurs frasques ou retenir le fracas de leurs pulsions, ses personnages se voient acculés à un double langage, superposant sans arrêt leurs fables à la réalité, jusqu'à la plus totale confusion. Cocus réels et imaginaires, fausses parentés, valse des identités poussée jusqu'au vertige...

Chez Feydeau, "Je" est sans arrêt un autre... Et le pire, c'est que tout le monde s'en fiche ! L'auteur, lui, n'en aura cure. En 1920, il disjoncte. Rendu fou par la syphilis, il se prend pour l'un de ses pères putatifs, Napoléon III. Pour mieux lui ressembler, il se laisse pousser la barbe et imite les moindres détails de sa physionomie. Sur les boulevards, il promet à ses amis des ministères, les invite à son sacre. On l'interne dans une maison de santé de Rueil-Malmaison ; il y mourra un an plus tard.

RELÂCHE LE DIMANCHE

www.t-n-b.fr

  • Biographie(s)

    Jean-François Sivadier

    Naissance en 1963

    Diplômé du Théâtre National de Strasbourg

    1996 : Participe à la création aux côtés de Didier-Georges Gabily de Dom Juan/Chimères et autres bestioles au Théâtre National de Bretagne à Rennes (TNB). Met en scène et interprète son propre texte, Italienne avec orchestre au Cargo à Grenoble, reprise dans le cadre de Paris quartier d'été à l'Odéon. Suit une tournée en France et à l'étranger.

    1998 : Noli me tangere, au TNB pour le festival Mettre en scène.

    2002 : La Folle Journée, ou Le Mariage de Figaro de Beaumarchais au TNB.

    2003 : Italienne scène et orchestre au TNB.

    2004 : Madame Butterfly de Puccini à l'opéra de Lille.

    2005 : La Mort de Danton de Büchner au TNB. Invité au Théâtre National de Strasbourg avec La Vie de Galilée de Brecht.

    2006 : Wozzeck d'Alban Berg à l'opéra de Lille.

    2007 : Présente sa mise en scène de Le Roi Lear de Shakespeare au festival d'Avignon.

    2008 : Met en scène avec Nicolas Bouchaud, Valérie Dréville, Charlotte Clamens et Gaël Baron, Partage de midi de Paul Claudel au festival d'Avignon.

    2009 : Met en scène La Dame de chez Maxim de Georges Feydeau au TNB puis au théâtre de l'Odéon.

     

  • Distribution

    Avec :
    Nicolas Bouchaud - Lucien Petypon
    Cécile Bouillot - un livreur, une femme, Mme
    Vidauban
    Stephen Butel - Mongicourt, Chamerot, M. Tournoy
    Raoul Fernandez - Marollier, l'Abbé
    Corinne Fischer - Etienne, Clémentine Bourré
    Norah Krief - La Môme Crevette
    Nicolas Lê Quang - le lieutenant Corignon, un homme, M. Sauvarel, Mme Tournoy
    Catherine Morlot - un livreur, la Duchesse de Valmonté
    Cyril Bothorel - le général Petypon du Grêlé
    Anne de Queiroz - un livreur, Mme Hautignol, Mme Sauvarel
    Nadia Vonderheyden - Gabrielle Petypon
    Rachid Zanouda - le balayeur, le Duc de Valmonté
    Jean-Jacques Beaudouin - Varlin
    Christian Tirole - Émile

    Équipe de création :
    Scénographie
    : Daniel Jeanneteau, Jean-François Sivadier, Christian Tirole
    Lumière
    : Philippe Berthomé, assisté de Jean-Jacques Beaudouin
    Costumes
    : Virginie Gervaise
    Son
    : Cédric Alaïs
    Chant et piano
    : Pierre-Michel Sivadier
    Collaborations artistiques exceptionnelles
    : Vincent Rouche, Anne Cornu, Olivier Férec
    Maquillages, perruques
    : Arno Ventura
    Assistante à la mise en scène
    : Véronique Timsit
    Régisseur général
    : Dominique Brillault

    Régies de la tournée :
    Lumière
    : JJ Beaudouin, Claire Gondrexon
    Son
    : Eve-Anne Joalland
    Plateau
    : Christian Tirole, André Réesse, Julien Le Moal
    Costumes
    : Valérie de Champchesnel

    Remerciements à Christine Rockstedt

  • Production / Partenariat

    Coproduction : Théâtre National de Bretagne, Rennes (producteur délégué) - Odéon/Théâtre de l'Europe - Italienne avec Orchestre - TNT/Théâtre National de Toulouse Midi-Pyrénées - Espace Malraux/Scène nationale de Chambéry et de la Savoie - Théâtre de Caen - Grand Théâtre de Luxembourg