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Le festival

Histoire

r d’été, c’est un p

nciliation de l’avant-garde et du populaire, avec une

 

progra

Paris quartier d’été, c’est un peu comme Paris : une somme de carrefours et de croisées, de perspectives et d’avenues, avec des monuments emblématiques, des contre-allées, et une vie qui se déroule au-delà du périphérique, des Tuileries au canal de l’Ourcq, et du Palais Royal à Aubervilliers. Depuis vingt-cinq ans maintenant, le festival a tenu son pari : rechercher avant tout la mixité, le croisement des cultures et des êtres, la conciliation de l’avant-garde et du populaire, avec une programmation où le monumental peut côtoyer le délicat, où de jeunes compagnies atypiques figurent au même titre que des artistes consacrés, où on peut jouer dans un musée comme dans un jardin de banlieue, dans des ors comme dans des usines.

Nos principes fondateurs : alterner centre et périphérie, lieux fixes et lieux éphémères, spectacles payants et spectacles gratuits. Avec pour credo de “faire voir et revoir autrement”, on s’est ainsi attaqué aux frontières géographiques et symboliques qui retiennent certains au seuil de l’Opéra ou de la Sorbonne, et d’autres loin des gares de la petite ceinture ou des squares du 20e  arrondissement. Année après année, nous avons inventé d’autres parcours dans la capitale, d’autres façons de la vivre, en amenant les Parisiens au spectacle, en amenant les spectacles aux Parisiens. Coulisses, marches, déambulations, navettes, surprises : le festival et les artistes n’ont cessé de proposer de nouveaux moyens pour bouleverser les habitudes urbaines. On a donné des spectacles dans des piscines, dans des camions et dans des églises, construit des cirques sur les quais et des guinguettes sur les canaux, dressé des tentes, et même joué dans des théâtres…

Bouleversement aussi en matière de programmation artistique, avec un éclectisme fait d’équilibres soigneux, d’antagonismes réfléchis, de complémentarités. Des choix parfois intrépides et souvent précurseurs : faire entrer, dès 1992, les musiques tsiganes à l’opéra Garnier, puis l’année suivante, l’Afrique, avec un opéra de Youssou N’Dour, composé spécialement pour l’occasion. Imaginer un cinéma en plein air à la Villette, proposer des concerts classiques gratuits et à ciel ouvert pour y faire entendre de grandes œuvres du patrimoine, hors des modes et des conventions.

Mais aussi chercher les propositions les plus neuves de la danse contemporaine, tout en ressuscitant le bal populaire avec Yvette Horner. Inviter de petites compagnies qui seront bientôt grandes comme Royal de luxe ou Achille Tonic, tout en redonnant sa primauté à un musicien comme Pierre Henry. Inviter des gloires internationales comme Merce Cunningham, Tony Servillo, Cheryl Studer, Israel Galván, Mikhaïl Rudy, tout en présentant les nouvelles tendances du cirque… Offrir aux Parisiens la splendeur d’un défilé japonais traditionnel se déroulant pour la première fois hors de Kyoto, ou accueillir aux Tuileries les artistes de rue de la place Jamaâ El Fna…

Mais nous serions bien en peine de résumer un patrimoine de près de 2 500 représentations, de 300 lieux investis, de centaines d’artistes issus de 80 pays…

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