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Se balader parmi les spectateurs du concert d’Oquestrada dimanche, c’était se sentir bien ! Les arbres du parc de la Butte du Chapeau Rouge déployaient leurs épaisses branches sur un public fasciné par la fraîcheur et la générosité de Miranda, la pétillante chanteuse du groupe. Quand les musiciens ont commencé à faire swinguer leur guitare portugaise, accordéon, trompette et autre contre-bassine bricolée et que la silhouette de Miranda s’est détachée du public, certains spectateurs étaient là depuis des heures et s’étalaient lascivement sur une nappe jonchée de victuailles. D’autres ne décollaient plus l’œil de l’objectif, trop soucieux de garder en souvenir ce pur moment de joie de vivre.
Dans cette réunion de sourires et de mains qui claquent pour accompagner l’énergie contagieuse de la musique d’Oquestrada, mon regard indiscret a repéré Romain et Sylvie. Romain était en train de dessiner. Je me suis approchée et je lui ai demandé si je pouvais regarder.
« J’avais envie de dessiner. C’est pas forcément évident de trouver quelque chose qui vous inspire. Je suis sorti avec mes aquarelles, on avait d’abord prévu d’aller au concert à La Villette, et puis on a raté l’heure. On a le programme de Paris quartier d’été à la maison, on s’est dit qu’on allait venir ici finalement. C’est super cette musique ! Vous faites comment pour faire la programmation ? Parce que Oquestrada, ils ne sont pas connus en France !? »
Romain et Sylvie sont venus pour la première fois à la Butte du Chapeau Rouge grâce au festival. «Paris quartier d’été, on connaît depuis le concert d’Antibalas il y a deux ans. Cette année, on est allé voir Yom aussi. C’est génial de proposer ça gratuitement dans les parcs, c’est toujours de belles découvertes, à la fois de nouveaux lieux et des artistes vraiment brillants. »
Je laisse Romain à son inspiration. Après le concert, je les retrouve tous les deux près des loges, en train de se faire dédicacer l’album d’Oquestrada. Il montre son dessin à Miranda et aux musiciens, ravis.
Au moment où j’écris ce billet, je viens de rentrer chez moi après un deuxième concert d’Oquestrada, au jardin d’Éole cette fois-ci. Dans la rue qui mène du concert au métro, j’ai croisé une brasserie au nom évocateur. Et je me suis dit que décidément, Oquestrada me mettait vraiment en joie…

Il vous reste encore trois jours et trois lieux pour découvrir Oquestrada!







