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Archive pour la catégorie ‘PLACE PUBLIQUE’

Dessins de spectateur - Romain Monfort au concert d’Oquestrada

Mardi 3 août 2010

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Se balader parmi les spectateurs du concert d’Oquestrada dimanche, c’était se sentir bien ! Les arbres du parc de la Butte du Chapeau Rouge déployaient leurs épaisses branches sur un public fasciné par la fraîcheur et la générosité de Miranda, la pétillante chanteuse du groupe. Quand les musiciens ont commencé à faire swinguer leur guitare portugaise, accordéon, trompette et autre contre-bassine bricolée et que la silhouette de Miranda s’est détachée du public, certains spectateurs étaient là depuis des heures et s’étalaient lascivement sur une nappe jonchée de victuailles. D’autres ne décollaient plus l’œil de l’objectif, trop soucieux de garder en souvenir ce pur moment de joie de vivre.

Oquestrada à la Butte du Chapeau rouge

Dans cette réunion de sourires et de mains qui claquent pour accompagner l’énergie contagieuse de la musique d’Oquestrada, mon regard indiscret a repéré Romain et Sylvie. Romain était en train de dessiner. Je me suis approchée et je lui ai demandé si je pouvais regarder.

©Romain Monfort

©Romain Monfort

« J’avais envie de dessiner. C’est pas forcément évident de trouver quelque chose qui vous inspire. Je suis sorti avec mes aquarelles, on avait d’abord prévu d’aller au concert à La Villette, et puis on a raté l’heure. On a le programme de Paris quartier d’été à la maison, on s’est dit qu’on allait venir ici finalement. C’est super cette musique ! Vous faites comment pour faire la programmation ? Parce que Oquestrada, ils ne sont pas connus en France !? »

Romain et Sylvie

Romain et Sylvie sont venus pour la première fois à la Butte du Chapeau Rouge grâce au festival. «Paris quartier d’été, on connaît depuis le concert d’Antibalas il y a deux ans. Cette année, on est allé voir Yom aussi. C’est génial de proposer ça gratuitement dans les parcs, c’est toujours de belles découvertes, à la fois de nouveaux lieux et des artistes vraiment brillants. »

Je laisse Romain à son inspiration. Après le concert, je les retrouve tous les deux près des loges, en train de se faire dédicacer l’album d’Oquestrada. Il montre son dessin à Miranda et aux musiciens, ravis.

Au moment où j’écris ce billet, je viens de rentrer chez moi après un deuxième concert d’Oquestrada, au jardin d’Éole cette fois-ci. Dans la rue qui mène du concert au métro, j’ai croisé une brasserie au nom évocateur. Et je me suis dit que décidément, Oquestrada me mettait vraiment en joie…

Il vous reste encore trois jours et trois lieux pour découvrir Oquestrada!

Paroles de spectateur (2) - Françoise Mazure

Mardi 27 juillet 2010

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Carte Blanche à Françoise, qui fait partie du gang de spectateurs embarqués dans les coulisses. Pour décrire la quatrième étape des aventures du petit groupe, je laisse la parole à cette passionnée de la scène, que ses obligations professionnelles estivales ont tout naturellement conduit à fréquenter Paris quartier d’été … Une histoire qui n’a pas fini de s’écrire !


“Les danseurs de flamenco sont exigeants, il leur faut vraiment une piste bien lisse.” Voilà ce que disait Fred, le responsable de l’équipe technique, alors que la scène n’était encore qu’un assemblage de planches assez grossières. Ce soir, il nous parle de la lumière qui éclairera demain Pastora, sur le sol noir impeccable et au milieu d’un écrin tout aussi noir, avec pour seuls éléments de décor une table et des chaises.                                                                                                                                 La nuit est tombée, et le travail peut commencer. Devant la scène, les techniciens perchés sur une tour-échafaudage à roulettes en aluminium installent des projecteurs sur la première rangée du « gril ». Tout est modulable, paraît-il. Illustration immédiate : les techniciens démontent carrément un étage de la tour de neuf mètres de haut et la soulèvent pour la poser sur la scène. Quelques gouttes de pluie. Distribution de ponchos. Sur la scène, l’éclairagiste de la compagnie en a enfilé un. Parfait, le reflet du plastique transparent sur son polo rouge quand il s’assoit pour un essai de lumière. Lumière qui chauffe et qui consomme. L’électricité ? Elle vient d’une armoire au sous-sol. Offerte par le Ministère de la Culture. Les projecteurs, les structures en aluminium, le matériel de sonorisation ? Tout est loué. Est-ce que c’est étanche ? Oui et non. Le 14 juillet, pour la soirée Bagouet, après les trombes d’eau de la journée, il a fallu démonter la moitié des projecteurs, les faire sécher, puis les réinstaller pour la représentation.

La lumière suit les modes. Techniques et artistiques. Celles qui la rendent parfois agressive, pour ceux qui sont sur scène comme pour les spectateurs. Demain, ce sera plutôt un éclairage intime. Et pour l’instant, pas de robots monteurs de projecteurs, le travail reste artisanal. Toute la nuit, les réglages vont se poursuivre. A l’aube, ce sera prêt.

___Pastora Galván n’aura plus qu’à briller.

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Paroles de spectateur (1) : Jean-Louis Rossi

Dimanche 18 juillet 2010

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii Le blog aime inviter!

Aujourd’hui, place à Jean-Louis Rossi qui participe au parcours de découverte des coulisses du festival organisé par Paris quartier d’été pour remercier certains de ses spectateurs les plus fidèles. Dans ce cadre, ce petit groupe de passionnés a pu découvrir les secrets de la scène du Palais Royal dans une visite menée de main de maître par le directeur technique du festival, Frédéric Vannieuwenhuyse. La semaine dernière, c’est la classe de danse du Ballet du Grand Théâtre de Genève qui leur ouvrait ses portes. Prochaine étape ? Une rencontre autour de la scénographie de La Dame de chez Maxim, le spectacle de Jean-François Sivadier qui se donne jusqu’au 31 juillet au Monfort.

Curieuse de découvrir le point de vue de ces spectateurs qui explorent la face cachée du festival, je leur ai proposé de partager leur regard sur Paris quartier d’été. Jean-Louis Rossi nous livre un portrait par petites touches du fondateur et directeur du festival, Patrice Martinet. L’aviez-vous reconnu ?

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Beaucoup de monde, nonchalamment assis ou allongé sur l’herbe accueillante du parc de la Butte du Chapeau rouge ce dimanche, pour écouter les 34 Puñaladas.

Sur un banc un peu à l’écart, une silhouette familière pour les habitués de Paris quartier d’été.

Soudain, il (c’est un homme) se lève, traverse tranquillement la foule à l’écoute des musiciens et va se poster discrètement derrière la scène.

Qui le remarque? Qui le reconnaît?