Ça va mal finir…
Vous avez trouvé ce blog nul, comme je vous comprends, mais je vous jure, on m’a forcée. Croyez-moi. J’ai été prise en otage, victime de violence festivalière. Pas de quartier pour la blogueuse ! Ils m’ont menottée, torturée, puis ils m’ont forcée à écrire toutes ces bêtises, à coller des photos miniatures, à foirer toutes ces mises en pages.
Je vous jure, m’ssieurs dames, moi je voulais vous instruire, faire un article de dix pages sur le riti de Gambie, copier/coller un truc Wiki… sur la danse contemporaine, publier une vidéo sur la fabrication des gradins, moi je voulais dire tout le bien que j’ai pensé du Roméo et Juliette de Malandain… Mais, ils m’ont censurée !! Nuit et jour, jour et nuit, ils m’ont menacée avec leur plastifieuse et leur guillotine, pour que j’obtempère. Vous trouvez ce blog nul, comme je vous comprends, mais je n’y suis pour rien.
Si ça ne tenait qu’à moi, je vous aurais déballé de sordides histoires de frics ou de fesses, j’aurais étalé les traumas d’enfance, les soucis de santé, de famille, d’alcool, des uns et des autres, j’aurais balancé tous les faux papiers.
Moi, je voulais flinguer votre imaginaire, sacrifier tous les mystères, trahir toutes les intimités !!
Si ça ne tenait qu’à moi… je vous aurais expliqué la vie, j’aurais étalé mon savoooiiir comme une intello très gauche, j’aurais joué les expertes en éclairage sur la coulture de masse, je vous aurais fait un peu la leçon au passage. S’ils m’avaient laissé faire, moi, je vous aurais un peu plus culpabilisé, angoissé, (dé)moralisé ou endormi…
Bref, s’ils m’avaient laissé faire, vous auriez peut-être trouvé ce blog vulgaire, vaniteux, malhonnête, pompeux ou ennuyeux, mais pas nul.
Pardon… je déblogue complément, le coup du traquenard, je n’ai trouvé que ça pour faire mon mea culpa. Pour vous saluer. Oui, tout ça est faux, bien sûr, ils m’ont laissé libre, ces fous, ils m’ont fait confiance. Jusqu’au bout. Ça va mal finir, (parce que ça avait bien commencé ? J’entends encore la clameur…). Ça va mal finir, parce que ça fait toujours mal de finir. Salut. Merci. A la prochaine.
Un cœur en hiver.



