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Un peu de patience : la programmation 2012 sera très bientôt en ligne !

Attention,  la programmation ci-dessous est celle de l’édition 2011…


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Archive pour la catégorie ‘On est partis dans le décor !’

On est partis dans le décor !

Lundi 26 juillet 2010

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Je continue à suivre le groupe de spectateurs fidèles à qui Paris quartier d’été a offert la possibilité de découvrir le festival côté coulisses. Pour ce troisième rendez-vous, nous partons à la découverte des arcanes de la scénographie et des décors de « La Dame de chez Maxim”. Samedi après-midi, le petit groupe s’est donné rendez-vous au Monfort pour rencontrer Dominique Brillault, le régisseur général, et Christian Tirole, l’un des trois scénographes de la pièce (les deux autres étant Daniel Jeanneteau et Jean-François Sivadier, le metteur en scène).

On monte sur scène. On ouvre grand les yeux et on se tort le cou à force de regarder en l’air. Étrange machinerie au repos, poulies, guindes, parquet qui grince. On est là, entrés comme par effraction dans un théâtre en sommeil et on se demande… “Petypon, il change combien de fois de chemise dans la pièce ? ” Christian et Dominique hésitent. “4, 5, beaucoup en tout cas, c’est qu’ils suent les comédiens de Sivadier !” On rigole, on cherche du regard une confirmation chez les quelques membres de l’équipe venus assister à la rencontre. “6 !”

Dans “La Dame de chez Maxim”, exit la traditionnelle boite noire, censée faire ressortir les éclairages et disparaître la cage de scène. Les décors sont manipulés à vue. Au cœur de la scénographie, des rectangles de parquet de quelques centimètres d’épaisseur semblent modulables à merci. Un étonnant jeu de construction qui permet un décor mouvant en phase avec l’action.

Au sol, les larges plaques de bois clair accrochées par le haut à des fils bien visibles semblent attendre le moment où, comme dans la pièce, on les lève à la verticale. Pendant le spectacle, relevées inopinément, elles font apparaître des parois où s’ouvrent des portes.

Au fur et à mesure que le regard se perd, les langues se délient. Les spectateurs qui ont déjà vu la pièce reconnaissent les détails de la machinerie et commentent les scènes à la lumière de leur découverte. Jean-Louis s’enthousiasme : “Ah, mais voilà la fameuse boîte de la Môme Crevette dont les parois sont des miroirs sans tain! C’est bien trouvé, parce que … ” “Chut ! On veut pas savoir, on va voir la pièce demain !”

Et, pendant que la distribution des T-shirts Paris quartier d’été accroche un sourire aux lèvres d’Anne-Laure, on continue de s’interroger…                     “Vous respecter à la lettre les didascalies? Je veux dire, il n’y a pas une sorte de droit d’auteur sur les didascalies ? Non parce que Feydeau, je ne pense pas qu’il ait vraiment écrit ça comme ça !”

A vous de juger…

Didascalies

Acte I
Le cabinet du docteur Petypon.
Grande pièce confortablement mais sévèrement meublée. À droite premier plan, une fenêtre avec brise-bise et rideaux. Au deuxième plan, en pan coupé (ou ad libitum, fond droit, face au public), porte donnant sur le vestibule. À gauche deuxième plan (plan droit ou pan coupé ad libitum) porte donnant chez madame Petypon. Au fond, légèrement en sifflet, grande baie fermée par une double tapisserie glissant sur tringle et actionnée par des cordons de tirage manœuvrant de la coulisse, côté jardin. Cette baie ouvre sur la chambre à coucher de Petypon. Le mur de droite de cette chambre, contre lequel s’adosse un lit de milieu, forme avec le mur du côté droit de la baie un angle légèrement aigu, de telle sorte que le pied du lit affleure le ras des rideaux, alors que la tête s’en éloigne suffisamment pour laisser la place d’une chaise entre le lit et la baie. Celle-ci doit être assez grande pour que le lit soit en vue du public et qu’il y ait encore un espace de 75 centimètres entre le pied du lit et le côté gauche de la baie. De l’autre côté de la tête du lit, une table de nuit surmontée d’une lampe électriqueavec son abat-jour. Reste des meubles de la chambre ad libitum. En scène, milieu gauche, un vaste et profond canapé anglais, en cuir capitonné, au dossier droit et ne formant qu’un avec les bras ; à droite du canapé, une chaise volante. À droite de la scène, une table-bureau placée perpendiculairement à la rampe. À droite de la table et face à elle, un fauteuil de bureau. À gauche de la table un pouf tendu «en blanc» et recouvert provisoirement d’un tapis de table  ; au-dessous de la table, une chaise volante. Au fond, contre le mur, entre la baie et la porte donnant sur le vestibule, une chaise. Au-dessus de cette chaise, un cordon de sonnette. Sur la table-bureau, un buvard, encrier, deux gros livres de médecine. Un fil électrique, partant de la coulisse en passant sous la fenêtre, longe le tapis, grimpe le long du pied droit (du lointain) de la table-bureau et vient aboutir sur ladite table. Au bout du fil qui est en scène, une fiche destinée à être introduite, au courant de l’acte, dans la mâchoire pratiquée dans la pile qui accompagne le «fauteuil extatique» afin d’actionner celle-ci. À l’autre bout, en coulisse, un cadran à courant intermittent posé sur un tabouret. (Placer, en scène, les deux gros livres de médecine sur le fil afin d’empêcher qu’il ne tombe, en attendant l’apparition du fauteuil extatique.)

Scène 1
Mongicourt, Etienne puis Petypon.
Au lever du rideau, la scène est plongée dans l’obscurité ; les rideaux de la fenêtre ainsi que ceux de la baie sont fermés. Le plus grand désordre règne dans la pièce ; le canapé est renversé, la tête en bas, les pieds en l’air ; renversée de même à côté, la chaise volante, à un des pieds de laquelle est accroché le reste de ce qui fut un chapeau haut de forme. Sur la table bureau, un parapluie ouvert ; par terre le pouf a roulé ; un peu plus loin gît le tapis de table destiné à le recouvrir. La scène est vide, on entend sonner midi ; puis, à la cantonade, venant du vestibule, un bruit de voix se rapprochant à mesure jusqu’au moment où on distingue ce qui suit : […]