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Avant que sur scène, la lumière se fasse, et que des loges, on entende le bruissement du public et l’annonce du début de la représentation, quelle est la vie en coulisses ?
Deux heures à peine avant le dernier concert de Sistema Tango, je me suis faufilée dans les loges du Palais Royal. J’y ai trouvé David, le responsable de l’accueil, entouré de Flore, Margaux, Marie, Olivier et Valentin, les agents d’accueil, qui bavardaient en fumant une dernière cigarette avant de s’attaquer au nettoyage des gradins. Pendant ce temps là, musiciens et danseurs se préparaient tranquillement. Le son des claquettes et de la guitare se mêlaient aux allers et venues des techniciens dans la loge. Quand certains artistes s’appliquaient encore à se raser, d’autres esquissaient quelques pas de danse tout en picorant les fruits laissés ça et là.
C’est armée de seaux et d’éponges que l’équipe des agents d’accueil a ensuite gagné le gradin du Palais Royal pour s’assurer que les sièges seraient propres et secs pour l’arrivée du public. Quelle rapidité dans l’exécution ! Quelle grâce dans l’effort ! Regardez un peu ce corps de ballet évoluer au rythme de la musique de Sistema Tango !
Côté loge, on continuait de se préparer. Alain Menuau, l’ancien directeur technique, était passé dire bonjour. Quand la journée de certains commençait à peine, pour Léo, le régisseur d’accueil, c’était la fin du service ! Alain n’était en fait pas passé par là par hasard : dans les jardins du Palais Royal, une réunion au sommet se préparait…

Une joyeuse équipe s’était donnée rendez-vous pour une pétanque ! Le comble du chic au Palais Royal ! Le tournoi en a passionné plus d’un ! Le jeu nous a même valu le passage de Patrice Martinet, le directeur du festival, jamais bien loin de son Iphone pour vérifier les prévisions météo aux côtés d’Isabelle, la responsable du Palais Royal ce soir là.
C’était le 31 juillet dernier, une des journées les plus chargées du festival. Tout le monde commençait à sentir la fatigue des quinze derniers jours peser sur les yeux des uns et des autres. Chacun s’était démené à un moment ou à un autre de la journée et c’était loin d’être fini. Pourtant, nous goûtions à cette intervalle de détente, à l’ombre d’un Palais Royal devenu familier. Huit spectacles s’apprêtaient à être joués, dont six étaient donnés en même temps. À 20h, la dernière des seize représentations de La Dame de chez Maxim au Monfort afficherait salle pleine, la performance Breaking 2 / Iran clôturerait l’exposition du collectif Ruban Vert commencée le 15 juillet à la Maison des Métallos et Sistema Tango et Rocio Molina concluraient le temps flamenco au Palais Royal.
En parallèle de toutes ces “dernières”, la Compagnie Acrobat continuait de donner son spectacle de « cirque bio » au Théâtre de la Cité internationale, pendant que Bartabas fêtait les 25 ans de Zingaro et que les sculptures dingues de Gilbert Peyre se donnaient à voir au 104.
L’Église Saint Eustache quant à elle, se préparait à célébrer quelques heures plus tard le deuxième concert des Sacrés Minuits de Paris quartier d’été avec Anass Habib.
Il était 18h, et des équipes artistiques et techniques étaient disséminées au quatre coins de Paris, toutes plongées dans une somme incommensurable de préparatifs, de trac, de petits ennuis et d’excitation…






