Sécher les larmes et les amplis,
Essuyer les stars et les refus,
Éponger les petits et les grands spleens…
Oui, lorsqu’il pleut sur un festival aussi ouvert, il faut se mouiller.
L’équipe de Paris quartier d’été se mouille, se trempe, s’enrhube… et nous abreuve.
Averse à Pantin, bruine au jardin Tino Rossi, crachin aux Métallos, déluge aux Invalides, grelots aux Métallos, giboulée à Aubervilliers, grain à Saint Eustache, ondée au jardin Emile-Gallé, orage à la Dynamo, rincée au Monfort, saucée au parc de la butte du chapeau rouge…
Certains directeurs de festival en profiteraient pour ouvrir leur parapluie, Patrice Martinet préfère sortir son poncho (photo ci dessus).
Allez, plongez, tous les coups de foudres sont permis.
La pluie se précipite, faites en autant.
Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville,
Quelle est cette langueur qui pénètre mon coeur?
O bruit doux de la pluie par terre et sur les toits!
Pour un coeur qui s’ennuie…
O le chant de la pluie!
Paul Verlaine




