Recherche

Si vous ne venez pas au spectacle,
c’est le spectacle qui viendra à vous !


»Accueil »Actualité»Blog

actualites

Le Cirque Aïtal, c’est comme ça.

Il y a des chemins qu’on ne tracent qu’à deux. Des histoires qui vous prennent et donnent aux choses d’avant le seul goût des préparatifs. Comme si tout avait été mis là pour concourir à l’instant précis où l’histoire pourrait enfin commencer à se raconter. Est-ce que Victor attendait Kati quand il se rêvait encore agriculteur? Est-ce que Kati inventait Victor quand elle préparait son corps aux portés acrobatiques ?

Dans ce petit interview réalisé après leur spectacle, Victor et Kati reviennent sur ce parcours côte à côte qui se raconte avec la simplicité des évidences. Ne manquez pas la dernière représentation de leur spectacle “La Piste là” au stade Sidi-Carnot à Pantin, un petit concentré de virtuosité en chapiteau. Le tout empreint d’une rare tendresse…

Paroles de spectateur (2) - Françoise Mazure

_____________________________________________________________________________________

Carte Blanche à Françoise, qui fait partie du gang de spectateurs embarqués dans les coulisses. Pour décrire la quatrième étape des aventures du petit groupe, je laisse la parole à cette passionnée de la scène, que ses obligations professionnelles estivales ont tout naturellement conduit à fréquenter Paris quartier d’été … Une histoire qui n’a pas fini de s’écrire !


“Les danseurs de flamenco sont exigeants, il leur faut vraiment une piste bien lisse.” Voilà ce que disait Fred, le responsable de l’équipe technique, alors que la scène n’était encore qu’un assemblage de planches assez grossières. Ce soir, il nous parle de la lumière qui éclairera demain Pastora, sur le sol noir impeccable et au milieu d’un écrin tout aussi noir, avec pour seuls éléments de décor une table et des chaises.                                                                                                                         La nuit est tombée, et le travail peut commencer. Devant la scène, les techniciens perchés sur une tour-échafaudage à roulettes en aluminium installent des projecteurs sur la première rangée du « gril ». Tout est modulable, paraît-il. Illustration immédiate : les techniciens démontent carrément un étage de la tour de neuf mètres de haut et la soulèvent pour la poser sur la scène. Quelques gouttes de pluie. Distribution de ponchos. Sur la scène, l’éclairagiste de la compagnie en a enfilé un. Parfait, le reflet du plastique transparent sur son polo rouge quand il s’assoit pour un essai de lumière. Lumière qui chauffe et qui consomme. L’électricité ? Elle vient d’une armoire au sous-sol. Offerte par le Ministère de la Culture. Les projecteurs, les structures en aluminium, le matériel de sonorisation ? Tout est loué. Est-ce que c’est étanche ? Oui et non. Le 14 juillet, pour la soirée Bagouet, après les trombes d’eau de la journée, il a fallu démonter la moitié des projecteurs, les faire sécher, puis les réinstaller pour la représentation.

La lumière suit les modes. Techniques et artistiques. Celles qui la rendent parfois agressive, pour ceux qui sont sur scène comme pour les spectateurs. Demain, ce sera plutôt un éclairage intime. Et pour l’instant, pas de robots monteurs de projecteurs, le travail reste artisanal. Toute la nuit, les réglages vont se poursuivre. A l’aube, ce sera prêt.

___Pastora Galván n’aura plus qu’à briller.

_____________________________________________________________________________________

On est partis dans le décor !

_

Je continue à suivre le groupe de spectateurs fidèles à qui Paris quartier d’été a offert la possibilité de découvrir le festival côté coulisses. Pour ce troisième rendez-vous, nous partons à la découverte des arcanes de la scénographie et des décors de « La Dame de chez Maxim”. Samedi après-midi, le petit groupe s’est donné rendez-vous au Monfort pour rencontrer Dominique Brillault, le régisseur général, et Christian Tirole, l’un des trois scénographes de la pièce (les deux autres étant Daniel Jeanneteau et Jean-François Sivadier, le metteur en scène).

On monte sur scène. On ouvre grand les yeux et on se tort le cou à force de regarder en l’air. Étrange machinerie au repos, poulies, guindes, parquet qui grince. On est là, entrés comme par effraction dans un théâtre en sommeil et on se demande… “Petypon, il change combien de fois de chemise dans la pièce ? ” Christian et Dominique hésitent. “4, 5, beaucoup en tout cas, c’est qu’ils suent les comédiens de Sivadier !” On rigole, on cherche du regard une confirmation chez les quelques membres de l’équipe venus assister à la rencontre. “6 !”

Dans “La Dame de chez Maxim”, exit la traditionnelle boite noire, censée faire ressortir les éclairages et disparaître la cage de scène. Les décors sont manipulés à vue. Au cœur de la scénographie, des rectangles de parquet de quelques centimètres d’épaisseur semblent modulables à merci. Un étonnant jeu de construction qui permet un décor mouvant en phase avec l’action.

Au sol, les larges plaques de bois clair accrochées par le haut à des fils bien visibles semblent attendre le moment où, comme dans la pièce, on les lève à la verticale. Pendant le spectacle, relevées inopinément, elles font apparaître des parois où s’ouvrent des portes.

Au fur et à mesure que le regard se perd, les langues se délient. Les spectateurs qui ont déjà vu la pièce reconnaissent les détails de la machinerie et commentent les scènes à la lumière de leur découverte. Jean-Louis s’enthousiasme : “Ah, mais voilà la fameuse boîte de la Môme Crevette dont les parois sont des miroirs sans tain! C’est bien trouvé, parce que … ” “Chut ! On veut pas savoir, on va voir la pièce demain !”

Et, pendant que la distribution des T-shirts Paris quartier d’été accroche un sourire aux lèvres d’Anne-Laure, on continue de s’interroger…                     “Vous respecter à la lettre les didascalies? Je veux dire, il n’y a pas une sorte de droit d’auteur sur les didascalies ? Non parce que Feydeau, je ne pense pas qu’il ait vraiment écrit ça comme ça !”

A vous de juger…

Didascalies

Acte I
Le cabinet du docteur Petypon.
Grande pièce confortablement mais sévèrement meublée. À droite premier plan, une fenêtre avec brise-bise et rideaux. Au deuxième plan, en pan coupé (ou ad libitum, fond droit, face au public), porte donnant sur le vestibule. À gauche deuxième plan (plan droit ou pan coupé ad libitum) porte donnant chez madame Petypon. Au fond, légèrement en sifflet, grande baie fermée par une double tapisserie glissant sur tringle et actionnée par des cordons de tirage manœuvrant de la coulisse, côté jardin. Cette baie ouvre sur la chambre à coucher de Petypon. Le mur de droite de cette chambre, contre lequel s’adosse un lit de milieu, forme avec le mur du côté droit de la baie un angle légèrement aigu, de telle sorte que le pied du lit affleure le ras des rideaux, alors que la tête s’en éloigne suffisamment pour laisser la place d’une chaise entre le lit et la baie. Celle-ci doit être assez grande pour que le lit soit en vue du public et qu’il y ait encore un espace de 75 centimètres entre le pied du lit et le côté gauche de la baie. De l’autre côté de la tête du lit, une table de nuit surmontée d’une lampe électriqueavec son abat-jour. Reste des meubles de la chambre ad libitum. En scène, milieu gauche, un vaste et profond canapé anglais, en cuir capitonné, au dossier droit et ne formant qu’un avec les bras ; à droite du canapé, une chaise volante. À droite de la scène, une table-bureau placée perpendiculairement à la rampe. À droite de la table et face à elle, un fauteuil de bureau. À gauche de la table un pouf tendu «en blanc» et recouvert provisoirement d’un tapis de table  ; au-dessous de la table, une chaise volante. Au fond, contre le mur, entre la baie et la porte donnant sur le vestibule, une chaise. Au-dessus de cette chaise, un cordon de sonnette. Sur la table-bureau, un buvard, encrier, deux gros livres de médecine. Un fil électrique, partant de la coulisse en passant sous la fenêtre, longe le tapis, grimpe le long du pied droit (du lointain) de la table-bureau et vient aboutir sur ladite table. Au bout du fil qui est en scène, une fiche destinée à être introduite, au courant de l’acte, dans la mâchoire pratiquée dans la pile qui accompagne le «fauteuil extatique» afin d’actionner celle-ci. À l’autre bout, en coulisse, un cadran à courant intermittent posé sur un tabouret. (Placer, en scène, les deux gros livres de médecine sur le fil afin d’empêcher qu’il ne tombe, en attendant l’apparition du fauteuil extatique.)

Scène 1
Mongicourt, Etienne puis Petypon.
Au lever du rideau, la scène est plongée dans l’obscurité ; les rideaux de la fenêtre ainsi que ceux de la baie sont fermés. Le plus grand désordre règne dans la pièce ; le canapé est renversé, la tête en bas, les pieds en l’air ; renversée de même à côté, la chaise volante, à un des pieds de laquelle est accroché le reste de ce qui fut un chapeau haut de forme. Sur la table bureau, un parapluie ouvert ; par terre le pouf a roulé ; un peu plus loin gît le tapis de table destiné à le recouvrir. La scène est vide, on entend sonner midi ; puis, à la cantonade, venant du vestibule, un bruit de voix se rapprochant à mesure jusqu’au moment où on distingue ce qui suit : […]

Un petit “havre de paix”

_______________________________________________________________________________

Si vous êtes un habitué du festival, vous connaissez sûrement le Parc de la Butte du Chapeau Rouge dans le 19ème arrondissement. La popularité des Buttes Chaumont a sans nul doute permis de préserver la tranquillité de ce petit « havre de paix ».                                                                                                                   Il réserve au promeneur une vue dégagée sur l’Est de Paris. Ses jardins, dessinés par Léon Azéma, qu’on connait davantage pour le palais Chaillot, ont une silhouette vallonnée, où courent des pelouses tachetées de fleurs et de nombreux grands et vieux arbres dont les épais troncs rident paisiblement le long des chemins.

Autrefois, la Butte du Chapeau Rouge constituait une parcelle de la plaine du Pré-Saint-Gervais, animée d’une guinguette qui lui a laissé son nom. Ici, au début des années 1910, les mouvements politiques et les syndicats de gauche se rassemblaient pour défendre le pacifisme contre le militarisme.

Au printemps 1913, alors que la guerre devenait imminente, le rassemblement en souvenir des communards qui devait se tenir comme chaque année au Père-Lachaise fut annulé par le gouvernement de Louis Barthou. Ce dernier redoutait que la manifestion ne se retourne contre lui. Le 25 mai, cent cinquante mille personnes répondirent alors à l’appel de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO), à manifester à la place au Pré-St-Gervais.

Là, au milieu d’une véritable marée humaine, Jean Jaurès prononce son Discours contre la loi des Trois ans tendant à allonger d’une année le service militaire. Les premiers journalistes photographes immortalisent sur le vif son charisme. Malgré l’ampleur de la mobilisation, l’Assemblée nationale vota la loi. On connait la suite.

Lieu de grands rassemblements populaires, le Parc de la Butte du Chapeau Rouge accueille cet été encore les concerts organisés par le festival.

De 34 Puñaladas à Oquestrada en passant par Yom, Paris quartier d’été vous invite dans ce petit « havre de paix ».

Discours de Jaurès à la Butte du Chapeau Rouge - 25 mai 1913

La playlist de Yom

___________________________________________________________________________

Courez-y ! Yom donne son dernier concert ce dimanche à la Butte du Chapeau Rouge. Le clarinettiste nous invite dans un road-trip psychédélique à travers les routes d’Europe de l’Est  où la musique klezmer des juifs itinérants rencontre un quartet rock. Que vous l’ayez déjà découvert dans son tout nouveau projet ou que vous soyez encore en train d’enfiler vos sandales pour aller le voir, je vous invite à une courte escapade dans la constellation musicale de Yom.

Une playlist spécialement préparée et commentée par l’artiste.

______________________________________________________________________

Tziganska Ballada de l’album Balkanology de Ivo Papasov

Incroyable clarinettiste bulgare sur une très belle improvisation en 7/8. Magnifique!

_____________________________________________________________________

___________________________________________________________________________

Untitled 8 de l’album () du groupe Sigur ros

Ça commence comme une petite chanson pop et ça tourne à l’ouragan démoniaque de beauté suprême.

__________________________________________________________________

_________________________________________________________________

La Cañada de l’album Siroco de Paco de Lucia

La classe suprême, maîtrise instrumentale absolue, sensibilité permanente, le feu musical !!!

__________________________________________________________________________

_______________________________________________________________________

Cize de Cesaria Evora

Mélodie sublime, comme presque toutes ses chansons… J’aurais pu en choisir au moins dix autres!

______________________________________________________________________

________________________________________________________________________

Erau Zarzarii-Nfloriti de Romica Puceanu & Orchestra Florea Cioaca

La voix roumaine dans toute sa splendeur et son extrême sensibilité…

______________________________________________________________________

___________________________________________________________________________

LE REGARD DE

Stephen Butel
Comédien, La Dame de chez Maxim