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Archive pour août 2011

par ci, par là

Jeudi 11 août 2011

album intelligent? ou… compile (un peu débile)

ÇA VA MAL FINIR

Mercredi 10 août 2011


10 Si un jour

Ça va mal finir…

Vous avez trouvé ce blog nul, comme je vous comprends, mais je vous jure, on m’a forcée. Croyez-moi. J’ai été prise en otage, victime de violence festivalière. Pas de quartier pour la blogueuse ! Ils m’ont menottée, torturée, puis ils m’ont forcée à écrire toutes ces bêtises, à coller des photos miniatures, à foirer toutes ces mises en pages.

Je vous jure, m’ssieurs dames, moi je voulais vous instruire, faire un article de dix pages sur le riti de Gambie, copier/coller un truc Wiki… sur la danse contemporaine, publier une vidéo sur la fabrication des gradins, moi je voulais dire tout le bien que j’ai pensé du Roméo et Juliette de Malandain… Mais, ils m’ont censurée !! Nuit et jour, jour et nuit, ils m’ont menacée avec leur plastifieuse et leur guillotine, pour que j’obtempère. Vous trouvez ce blog nul, comme je vous comprends, mais je n’y suis pour rien.

Si ça ne tenait qu’à moi, je vous aurais déballé de sordides histoires de frics ou de fesses, j’aurais étalé les traumas d’enfance, les soucis de santé, de famille, d’alcool, des uns et des autres, j’aurais balancé tous les faux papiers.

Moi, je voulais flinguer votre imaginaire, sacrifier tous les mystères, trahir toutes les intimités !!

Si ça ne tenait qu’à moi… je vous aurais expliqué la vie, j’aurais étalé mon savoooiiir comme une intello très gauche, j’aurais joué les expertes en éclairage sur la coulture de masse, je vous aurais fait un peu la leçon au passage. S’ils m’avaient laissé faire, moi, je vous aurais un peu plus culpabilisé, angoissé, (dé)moralisé ou endormi…

Bref, s’ils m’avaient laissé faire, vous auriez peut-être trouvé ce blog vulgaire, vaniteux, malhonnête, pompeux ou ennuyeux, mais pas nul.

Pardon… je déblogue complément, le coup du traquenard, je n’ai trouvé que ça pour faire mon mea culpa. Pour vous saluer. Oui, tout ça est faux, bien sûr, ils m’ont laissé libre, ces fous, ils m’ont fait confiance. Jusqu’au bout. Ça va mal finir, (parce que ça avait bien commencé ? J’entends encore la clameur…). Ça va mal finir, parce que ça fait toujours mal de finir. Salut. Merci. A la prochaine.

Un cœur en hiver.


Bien entendus…

Mardi 9 août 2011

Conversations fictives d’après citations réelles

Entre c’qu’on entend et c’qu’on entend…  mieux vaut ne pas être sourd

-Blanche neige c’est quelque chose de très dangereux

-C’est exactement comme si je n’avais pas été taillé pour cette vie de façon suffisamment grossière


-Et si les indiens gardent leurs badges?

-La Beauté n’est pas une préoccupation. Elle est émergée.


-Je pense 9 et j’écris 4. N’importe quoi !

-Je pense que la rigueur et la précision, c’est la liberté


-Patrice, qu’est-ce qu’on fait des feuilletés sans saucisse ?

-Ce qui compte, c’est la présence dans l’instant, immédiateté


-Tu crois qu’à 84 ans, j’aurai des vestales comme Pierre Henry ?

-Cet homme est dangereux.


-Directeur ? Ah, non ! Surtout pas !

-J’vais me faire marchand de cierges moi!


-Avant, moi je travaillais je bougeais plus avec la partie haute mais je l’ai abandonné.

-Tu as besoin de ton pied pour ce soir ?


-Je suis une courroie de transmission

-La danse dansée, ça ne veut rien dire!


-Si je m’attendais à un twitt de la BNP !

-J’ai l’impression d’attaquer une banque!


-Danse comme si tu étais en boîte

-Elle a pas inventé la choucroute, Amy Winehouse


-Le meilleur tract pour Gat, c’est Gat

-Moi qui dis jamais de choses intéressantes, aujourd’hui, j’arrête pas.


-Tu peux pas racletter quand c’est concave!

-Vous voulez me mettre dans un tiroir?


-En fait je prétends jouer de la guitare et du piano.

-Nous sommes tous plus ou moins fous


-Quand je me bouche les oreilles, j’arrête de respirer.

-Si je n’faisais que ça, je deviendrais vite très ringard, je le suis peut-être déjà un peu.


-Martine se fait appeler Sandrine!

-L’audace ne se situe pas toujours là où l’on croit


-Je ne danse pas ailleurs que sur scène sauf si j’ai pris des substances

-Où sont les cacas fours ?


-Tu as géré la goute?

-Oui, cette année, c’est la canicoule !


-Je me suis mise à la guitare, j’ai appris toute seule et j’ai écrit des chansons

-L’élément marquant, chez moi, c’est que je suis un homme tout à fait ordinaire d’une façon presque exagérée.


-Qui est sur qui ce soir, alors?

-J’entends déjà la clameur.

- Moi, j’reviens demain, j’voudrais coincer Muriel


-Je suis miss maïzena

-La belle et la bête, ça te va mieux


-Du coup, c’est moi qui viens fluidifier les queues.

-C’est so chic de pas s’toucher!


-Ne me laissez pas toute seule avec les chocolats dans la salle de réunion !

-Je ne me sentais pas bien à côté d’elle sauf que je me sentais libre de penser à autre chose qu’à elle et c’était déjà énorme


-On a carrément sur-jaugé !et il nous faut vraiment du renfort!

-Si ça met les gens hors d’eux, c’est déjà une expérience!


-Si j’étais Stéphanie où est ce que je rangerai les bails ?

-Mon objectif c’est pas de choquer, mais si ça doit choquer, je le fais quand même!


-C’est dingue, le nombre de fois où je me lève pour rien

-Marche sur le texte, si tu tombes, tu tombes!


-Je les ai eu par mail, parce que je n’arrêtais pas tousser

-J’ai souvent eu l’occasion de me convaincre que je m’y prends comme un sot à chaque fois qu’on me charge d’un travail qui demande de la pénétration et de la jugeote.


-J’aime beaucoup Paris. J’y apprécie ce que les Parisiens doivent détester c’est à dire flâner, avoir rendez-vous avec quelqu’un pour déjeuner et en fait ça dure trois heures…

-C’est un peu comme les lignes de la main


-les billets sont à retirés à la billeterie

-Je raconte moi-même mon histoire ici, car sans cela, il est probable que personne ne l’écrirait.


-Je suis au fond comme un cinéaste qui ferait tout lui-même, de la prise de vue au montage en passant par les lumières…

-Je regrette, vous n’avez pas d’invitation, monsieur.


-Je suis le metteur en scène, il n’y aura pas une chaise de plus!

-C’est bien avec avec le coeur qu’on aime ou est-ce je confonds?


-Au jour d’aujourd’hui, où l’humanité est devenue raffinée à l’excès, cela ne présente plus rien de particulièrement curieux si quelqu’un comme moi s’installe sur un siège et commence à écrire sa propre histoire.

-J’avais peur que les gens en aient marre de cette plaisanterie


-Tiens, à qui appartient ce cul?

-Je sentais l’âme qui s’ennuie vite et n’achève jamais rien, qui est de toutes la moins emmerdante


-Je pense 9 et j’écris 4. N’importe quoi !

-Je suis un homme tout à fait ordinaire d’une façon presque exagérée


-Paris quartier d’été bon-jour!

-J’avais quand même besoin de silence pour pouvoir vivre ma vie

-Un festival ce festival !


Jusqu’au bout…

Mardi 9 août 2011

Mieux que le bouquet satellite, le bouquet final du festival : deux toiles sous les étoiles…

Projeter le film antimilitariste de Georges Franju l’hôtel des Invalides dans la cour d’honneur des Invalides, au coeur du musée de l’armée, c’est historique… et c’est signé Quartier d’été! Soixante ans plus tôt, ce documentaire de commande avait été finalement refusé par l’armée parce que trop critique et dénonciateur de la guerre et de son absurdité. Ça, plus la musique Maurice Jarre et la voix off de Michel Simon…

Voir Harvey Keittel et Keith Carradine se provoquer en duel dans la cour d’honneur des Invalides, sous le nez de Napoléon statufié, c’est signé.. Quartier d’été! Parce que ce film réalisé par Ridley Scott raconte l’éternelle querelle de deux lieutenants de l’armée napoléonienne…

Jusqu’au bout, rebelle… comme le ciel, et comme ce gggrrrrr logiciel…!

le off du festival

Lundi 8 août 2011

Parmi les 26 000 choses dont je ne vous ai pas parlé… il y a les 26 000 couverts. Et leur shakespeare. En même temps, il ne fallait pas en parler au début, c’était le off du festival…  (un peu comme les oeufs dans la porte du frigo, si on les cuisine pas tout de suite… on les oublie… et ils sont périmés).

Mais finalement, pour ceux qui l’ont vu, ça fera des souvenirs, et pour ceux qui ne l’ont pas vu, ça fera un peu comme si… Encore beaucoup trop de bruit pour rien, non?


the last show JUJUbilatoire

Lundi 8 août 2011

HIER SOIR AU SQUARE DE LA BUTTE DU CHAPEAU ROUGE

Le méga coup de barre et autres variétés

Dimanche 7 août 2011

Il y a ceux qui préfèrent pointer plutôt que se tirer, masquer plutôt que maquiller, et clowner plutôt que se cloner.

Et c’est beau !

ATELIER CLOWN AVEC CHARLOTTE ET GEOFF DUO DE FLESH AND BLOOD AND FISH AND FOWL AUX MÉTALLOS

ATELIER MASQUES AVEC LES MUMMENSCHANZ AUX MÉTALLOS

MÉGABARRE AVEC LE BALLET MALANDAIN AUX INVALIDES

Goujat

Dimanche 7 août 2011

BANDES À PART

Samedi 6 août 2011

Après de douloureuses expériences de bande-itisme vorace et mesquin, je m’étais mise à l’ombre depuis quelques temps. Alors quand cette vieille canaille m’a proposé ce coup, le casse du blog, j’ai hésité. Et finalement, j’ai accepté parce qu’elle m’inspirait confiance. Et pourtant au mois de juin, je me sentais comme un singe en hiver, pas vraiment à la hauteur du dynamitage. Et bien, maintenant, ça fait bientôt un mois que je braque un post tous les jours pour ce PQE, et même si je doute du résultat, ce qu’je retiens, c’est que je me suis amusée et que je ne me suis jamais faite dézinguée. L’grand luxe …

Surtout, ça m’a réconcilié avec le phénomène de bandes, j’ai redécouvert le grand band-itisme, exigent mais pas prétentieux. La bande à Pat, elle cultive esprit collectif et liberté d’expression. Et puis ça se décline ces choses-là façon dominos… une bonne bande en amène une autre. La bande à Gat, comme la cerise du festival.
Bon, bien sûr, il est pas très causant le chef de bande, Emanuel Gat. Plutôt du genre ténébreux, intègre, pudique, le caïd. Ça nous change des grands déballages. Et quand il dégaine, il vise juste. La grande classe.

« De quoi parle cette pièce ? Si j’arrivais à le dire avec des mots, je le ferai »*

Bon, difficile d’en placer une, après ça… (C’est pour cela que je l’ai fait avant…)


21 Arthur où t’as mis le corps

Double Post-scriptum:

Hervé, Amala, Andrea, Fiona, Michael, Pansun, Philippe, Geneviève, François, Rindra, Emanuel, Florence, Manon vont repartir. Mais la bande à Gat est encore là ce soir, et ce soir seulement, sur la scène de la cour d’honneur des Invalides. Profitons-en !

Solène, Carole, Isabelle, Valentina, David, Lola, Léo, Louise, Julia, Anne-Sophie, Armelle, Eric, Véro, Patrice, Moustik, Pegguy, Clémence, Julie, Stéphanie, Sylvia, Stéphanie, Fabianna, Fred, Anne-Marie, Pierre-Yves, Agathe…. vont repartir. Mais la bande à Pat est encore là quelques jours. Profitons-en !

Seule, je ne suis rien. Avec les autres, j’ai tendance à l’oublier. Par conséquent, j’ai une palanquée de garde fous. En voilà des nouveaux, comme si on était pas assez nombreux dans ma tête…


TÉMOIGNAGE

« Je suis venue aux entretiens mouvementés. Le lieu était vraiment très agréable et ces échanges plein d’intelligence, rassérénants. J’ai écouté ce qui m’est familier depuis si longtemps, une pensée de la danse comme une évidence, à la fois si difficile à exprimer et malgré tout tellement limpide pour qui en parcourt les territoires. Une belle chaleur se dégageait de cette équipe : ils étaient disponibles, attentifs, à la fois concentrés et généreux, comme sur scène. La danse c’est aussi cela: un état d’être et d’être au monde avec profondeur et humilité. Je suis contente d’avoir découvert ce chorégraphe alors encore un grand merci pour ce partage…»
Sophie Revaud, animatrice de centres de loisirs de la ville de Paris, d’un espace premier livre en école maternelle et d’un atelier de danse contemporaine en école élémentaire.

JU-JU À J-5

Vendredi 5 août 2011

Juju (Justin Adams & Juldeh Camara)

L’évidence inattendue

Premier temps:

Tu es fatigué, par la pluie, par le travail, par la vie, tu as vraiment la pppffffleeeemme… Tu en as marre des gens, tu rêves de solitude, de silence et de ton canapé. Tu as compté le nombre de stations de métro, le nombre de changements, le nombre de marches, tu es à bout de forces, tu rêves de t’assoir, enfin. Tu arrives enfin. Et tu assois difficilement ce corps lourd. Tu as soif, tu as faim. Tu as mal partout et à la gorge sèche. Tu te demandes vraiment ce que tu fais là.

Bon, ça commence, tu écoutes.

Deuxième temps:

Tu es en train de danser comme une dingue, tu bouges ton corps, tu danses avec des gens que tu ne connais pas, comme Bernadette Chirac et son sac, Bob Marley, un môme, une blonde, une p’tite vieille du quartier un soir d’été, et tu souris…

Entre ces deux temps, quelques minutes seulement se sont écoulées. Et ça a duré plus d’une heure cette transe. Tu as joyeusement sué. Toutes tes lassitudes et douleurs.

Avec des gens que tu ne reverras jamais.

Ju et ju, ils savent jouer avec leurs cordes -vocales, instrumentales- et sur ta corde sensible. Et ça sonne si Ju-juste.

Parce que quoi? Pas de travaux forcés, pas de mariage arrangé. Comme on en croise au rayon musique du monde… Aucune discrimination positive, ni moralisation négative.

Ju et Ju. Ils se sont choisis. Et depuis, ils s’écoutent, ils s’éclatent et nous aussi.

http://www.rfimusique.com/musiquefr/articles/116/article_17729.asp

http://www.arte.tv/fr/104336,CmC=2650600.html

http://vivreensembledanslopenspace.hautetfort.com/archive/2011/08/03/paris-quartiers-d-ete-juju.html

et pendant ce temps-là en Gambie:

http://www.amnesty.fr/Presse/Communiques-de-presse/Gambie-Des-centaines-de-personnes-victimes-de-disparition-tuees-et-torturees-3148

Oeil pour Oeil

Jeudi 4 août 2011

Oeil pour oeil

Les clins d’oeil d’Amance Danet, 6 ans, sur la rétrospective ultrasensible d’Agathe Poupeney, exposée dans la Cour d’honneur des Invalides.

«Ne mépriser la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, c’est son génie.»

Charles Baudelaire

http://www.photoscene.fr/


le coassement du jour

Jeudi 4 août 2011

S’il suffisait de s’installer en position du lotus pour accéder à l’illumination, toutes les grenouilles seraient des bouddhas.

Louis Pauwels

06 Quel Été 2000

AVANT PROPOS ET CONTRE COUP

Mercredi 3 août 2011


« Ceux qui rient franchement pendant le spectacle, je me demande s’ils rient (de moi, de nous) des inadaptés, par moquerie. Je me demande… » Sourire. « C’est très beau. J’ai souri, aussi» Silence. « Je suis plombée, enfin… mélancolique, nostalgique. Non, ça n’est pas tout à fait ça, comment dire… il n’y a pas un mot pour dire cela en français, tiens en allemand, il existe un mot qui dit mieux cet état, Sehnsucht… »

En allemand…. en Walser, en violon, en italien, en valse macabre, en marche tic-tac, en français, en notes, en silences, en grimaces, en noir et blanc.

Toutes ces langues étrangères pour dire cette étrange difficulté de vivre.

Trop? Non, c’est chargé en reflets, de manière épurée. Alors « Récit dansé » ? Théâtre parlant !

« Je ne sais pas quoi en penser. Je crois que j’ai décroché, par moments, j’étais peut-être un peu ailleurs, mais ça n’était sans doute pas désagréable puisque je n’ai pas vu le temps passé. Je ne sais pas quoi en penser. Pas encore…»

Pas encore, Brigitte et Roser ne sont pas encore sorties de la loge du Monfort. Intimidées ? Elles, si chaleureuses ? C’est une première. En effet, cela en est bien une. La première représentation publique de leur nouvelle « proposition », pour le Festival Paris Quartier d’été.

Brigitte et Roser font la paire. Et ça n’est pas nouveau. Depuis 15 ans, et encore la semaine dernière au quatre coins de Paris quartier d’été avec El como quieres, leur « petite forme », ainsi nommée par Carole, comme on parlerait de ce p’tit bijou à forte valeur affective qu’on trimballe partout. Alors, Brigitte et Roser enfermées au Monfort ? Quelle drôle d’idée… Brigitte sort de sa loge, applaudie et gênée de l’être : « c’est tout frais, c’est tout frais » un peu vidée. Du nez rouge au clown blanc. Des clowns blancs, en grande forme. C’était bon de plonger dans cette obscurité, un dimanche ensoleillé. Depuis qu’il fait beau, j’ai envie qu’il neige.

Avant-propos” inspiré par l’écrivain suisse Robert Walser, sur une musique du ballet “Giselle”, signée par Adolphe Adam. Le thème : l’inadéquation.

Extraits

« Je ne sais si je possède de l’esprit et j’ai du mal à y croire, car j’ai souvent eu l’occasion de me convaincre que je m’y prends comme un sot à chaque fois qu’on me charge d’un travail qui demande de la pénétration et de la jugeote. Et de fait, cela me donne à penser et m’incite à me demander si je n’appartiendrais pas à cette étrange sorte de gens qui ne sont intelligents que pour autant qu’ils se l’imaginent et cessent d’être intelligents dès qu’ils doivent montrer qu’ils le sont réellement. » Robert Walser

« L’élément marquant, chez moi, c’est que je suis un homme tout à fait ordinaire d’une façon presque exagérée. Je suis un homme pris dans la foule, et c’est justement cela que je trouve si étrange… » Robert Walser

« C’est exactement comme si je n’avais pas été taillé pour cette vie de façon suffisamment grossière » Robert Walser


Extrapolations

« Qu’est-ce qu’on va faire de toi? Qu’est ce que t’as dans la tête? » Alister

«Manier savamment une langue, c’est pratiquer une espèce de sorcellerie évocatoire»
Charles Baudelaire

«Lequel de nous tous n’est pas bizarre? Lequel de nous s’en sortira plus tard? » La grande Sophie

«Et ce que le théâtre peut encore arracher à la parole, ce sont ces possibilités d’expansion hors des mots, de développement dans l’espace, d’action dissociatrice et vibratoire sur la sensibilité» Antonin Artaud

« Celui qui a des ennuis ne peut pas les prendre perpétuellement au sérieux ». Charlie Chaplin

« Ne désespérez jamais, faites infuser davantage. » Henri Michaux

Obstacle

Mardi 2 août 2011



Une petite histoire de fleur et de mépris

Mardi 2 août 2011


Lail Arad…

Il y a ceux qui la couvrent déjà de fleurs (un peu fanées…) du genre labellisée « bobo londonienne », estampillée « fille à papa », coincée entre deux filles faciles au rayon « folk tranquille »…!? (coucou Pippo!)… un peu étouffant, non?

Il y a ceux qui aimeraient ne pas lui faire de fleurs… en lançant un scoop affreux sale et méchant, et fumeux comme : tiens, tiens, il y a eu une histoire entre Lail Arad et Fabien Barthez… ?! (ce qui n’est pas complétement faux d’ailleurs…)

Il y a ceux qui l’ont cueillis comme elle est arrivée, comme une fleur de plein air, dans les jardins de Paris quartier d’été.

Mais le bouquet final, c’est que, après quelques jours de festival, Lail Arad n’est plus que Lail Arad.

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Alors, on aurait déjà tout dit sur Lail Arad…? Nan, nan, nan…

Et son nez qui fronce, tu l’aimes pas son nez qui fronce?

Et ses yeux qui dansent, tu les aimes pas ses yeux qui dansent?

Et ses pieds timides, tu les aimes pas ses pieds timides ?

Et sa p’tite grosse voix, tu l’aimes pas sa p’tite grosse voix ?

Non, mais quel mépris !

Juste pour le plaisir

Le mépris

PIPPO ET MIMI (presque) une very belle story

Lundi 1 août 2011

ÉPISODE 1 - 25 mai 2011 - Que du Pippo !?

Mimi ne connaît pas Pippo. Mais ce jour-là, dans la salle de réunion, l’équipe de Paris Quartier d’été découvre l’affiche du festival conçue par Pippo Lionni : le point d’interrogation et le point d’exclamation. Que du pipeau ? Interrogations. Mimi craque pour le génie. Que du Pippo ! Exclamation.

ÉPISODE 2 - 14 juillet 2011 – Flûte, Pippo a disparu

Mimi doit apostropher Pippo pour faire une petite virgule sur son travail et sur ce qui se cache derrière les deux points des affiches du festival interrogation et exclamation mais flûte Pippo s’est mis entre parenthèses alors Mimi espère pouvoir ouvrir des guillemets bientôt.

ÉPISODE 3 - 22 juillet 2011 - En attendant Pippo le super héros

Lorsque, tout à coup, Mimi apprend que Pippo fait du bateau… en Suède.

Mais Pippo est partout dans Paris. Et semble commenter à distance. À commencer par l’ÉTÉ de Paris Quartier alors qu’il flotte comme en automne. Interrogation. Mimi a Pippo dans la peau. Exclamation.

Sans être là, Pippo est partout. Pippo… l’affichiste qui tombe à pic.

Au milieu des slogans, sous les popotins, entre deux averses, autour du cou. Protecteur, drôle, attachant. Exclamationx3. Mimi flashe. Pippo tombe si bien dans le panneau.

ÉPISODE 4 - 27 juillet 2011 - Allô Pippo ???

Mimi n’arrive toujours pas à joindre Pippo. Mais, soudain, Nana, la standardiste pas standard, entre dans l’histoire. Elle couche… sa créativité sur les grands points des programmes papiers du festival. Interrogations, exclamations au bout du fil. Interrogations, exclamations du bout des doigts. Plus elle décroche, plus elle croque. De l’art, simple comme bonjour. Même si c’est un peu téléphoné, pour Mimi, c’est bon signe… Allez, Pippo, c’est pour bientôt. Exclamation.

ÉPISODE 5 -1er août 2011- Pippo le retour?

Pippo est revenu. Alors Mimi rêve. Un jour, Pippo prendra Mimi et toutes leurs petits et grands points d’interrogations et d’exclamations sur son bateau.

Mimi crâne mais Mimi flippe. Mimi croit aux contes de fées même si elle sait qu’elle n’est pas une fée. Mais Pippo préfère les contes de faits.

Mimi rencontrera-t-elle Pippo? Que va-t-il se passer ?????!!!!!! Nana fera-t-elle de l’ombre à Mimi ???!!! C’est quand le prochain épisode ????

Ne vous inquiétez pas. Conscient du carnage, l’auteur préfère en finir avec trois points de suspension.

FIN

Mais encore :

Pourquoi Pippo, selon Patrice Martinet « Un point d’interrogation, cela veut dire aussi par exemple, que nous n’avons pas été sûrs de pouvoir monter ce festival pendant une bonne partie de l’année. Et puis un point d’exclamation parce que grâce au soutien des Parisiens, des Franciliens, on a eu 7 500 signatures – une pétition qui a circulé d’ailleurs toute seule – eh bien ce festival a lieu. Point d’exclamation. »